À Manhattan ou à Rio, en Balenciaga ou en Prada.
 
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 Hasard? .. (Libre)

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MessageSujet: Hasard? .. (Libre)    Sam 22 Jan - 6:53

Il pleuvait des cordes cette après-midi là, pourtant Amber s’en fichait. Peu vêtu, elle marchait seule dans les rues où ce pressait nombres d’hommes et de femmes maugréant contre la mauvaise température des derniers jours. Certains, n’hésitaient même pas à la dévisager, alors que tous autour c’était réfugiés sous un parapluie où dans les boutiques et cafés environnant. La jeune femme rêvait qu’on lu remarquer pour autre chose que ses longs cheveux mouillés, ou sa peau perlée par la pluie. Elle cherchait des réponses là où il n’y avait pas encore de questions. Comme sur ce sentiment qui l’habitait depuis déjà si longtemps, bien avant qu’elle eu posée pied sur le sol New-Yorkais.

Elle se sentait inutile sans savoir véritablement pourquoi, bien qu’elle eu des doutes à ce propos. C’était son secret, et une vérité que jamais elle n’aurait le courage de s’avouer. Amber frissonna, l’air semblait devenir plus froid à mesure qu’elle s’enfonçait dans les rues peupler de Manhattan. Elle ne savait pas où ses pieds la mènerait ainsi, mais elle avait confiance qu’ils la mènerait à bon port où peut-être pas.

Sans ce soucier des voitures qui passais, plus absorbée par ses songes que par la réalité. Elle posa un premier pied dans la rue, quand une main saisie son bras pour la retenir. Une seconde ne s’était pas écouler qu’une voiture passa à quelque centimètres d’elle. Voiture qui aurait bien pu mettre fin à ses jours, si quelqu’un ne l’avais pas sauvée. Elle retourna lentement un peu hébéter, pour faire face à la personne qui tenait toujours aussi fermement son bras.
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MessageSujet: Re: Hasard? .. (Libre)    Sam 22 Jan - 7:46

La pluie est une bénédiction, elle est l’invocatrice des êtres merveilleux et la dispensatrice des breuvages de la nature. Dans cette folie qu’était la ville, elle apportait l’anonymat à ceux qui se déplaçaient suffisamment rapidement, le visage masqué par les ombres célestes que les sombres nuages portaient en leur sein. Je remerciais intérieurement la grâce des Dieux et me rappelais les paroles d’un de mes cousins, vate de son état. Ce que la nature apporte à ses amants n’est rien face à ce qu’elle apporte à ses servants. Un sourire déchira le sinistre de mon visage à cette pensée, je servirai Dagda et les forces me viendraient pour ébranler le monde odieux qui m’entourait. Et si je rejoignais les pâturages éternels, si je rejoignais les cavaliers du Mag Mor, ce serait dans les bras d’une Bansidh ! Car telle était la haute destinée de ceux qui servent leur famille. Je vengerai l’affront qui avait été fait à notre Terre.

Mais pour cela il fallait me nourrir. La chose n’était jamais aisée, les nuits étaient de plus en plus éclairées par les phares bleus de ces carcasses de métal à l’intérieur desquelles se cachaient les bien piètres gardes de cette cité. L’air était corrompu, cet endroit était pire qu’une fausse à purin. Les effluves qui s’échappaient de la technologie respiraient le désespoir des êtres qui peuplaient ces rues. Je bougeais rapidement, me faufilant dans cette masse informe de médiocres à la marche syncopée… J’avais l’impression qu’ils étaient trop nombreux. Combien de ces passants avaient été des enfants malingres ou abâtardis que la nature n’aurait jamais laissé vivre ? Combien de ces Hommes avaient survécu grâce aux faits de la médecine moderne qui privait la nature de ses morts ? La chose me répugnait, il fallait être fort pour vivre, changer cela revenait à commettre une aberration. Non, je ne le tolérais pas.

Malgré l’humidité extrême, une odeur arriva à percer les fumées urbaines. De la viande, beaucoup trop de graisse encore, ça se sentait, mais la viande était un met que peu de choses pouvaient rendre inappréciable. J’observai alors un jeune homme à l’air débile qui avait la main posée sur le biceps d’une gamine tout à fait quelconque. Je serrai les dents, il était difficile de comprendre pourquoi cet adolescent voulait manger quelque chose d’aussi gras. De toute évidence l’hiver ne serait pas difficile pour lui, pas plus que l’automne. Il avait beaucoup mangé… Moi aussi je mangeais à ma faim, mais la chose était difficile… Je me devais de manger, pour garder ma force, pour pouvoir agir lorsque j’en aurais la possibilité.

Je plongeai en avant, accélérant le pas en approchant. Beaucoup s’étaient tournés vers moi. Mes vêtements, étant fait de cuir et de peaux, me donnaient des airs de sauvages aux yeux de ces impies. Ma main gauche passa sous le pan de mon manteau et je tirai une masse de cuir contenant quelques billes de plomb. Je levai rapidement mon bras et la matraque percuta l’arrière du crâne de ma cible, ma main droite attrapa le sac de plastique qui contenait la nourriture et ma botte frappa le genou de la victime du larcin. La rotule fit le tour du fémur. Et soudain, le jeune s’affala sur la jeune fille, qu’il tenait encore pas le bras. Je tirai d’un coup sec sur le sac mais il ne vint pas… Un mouvement rapide m’annonça que quelqu’un tentait de lui venir en aide, un coup de matraque envoya le bon samaritain au sol, l’arcade sourcilière profondément ouverte. Le sac vint alors que les badauds reculaient de quelques pas de peur d’être mis à mal par mes facultés martiales… Un coup d’œil m’indiqua que l’un d’eux employer un téléphone portable, sans doute pour rapporter l’incident aux autorités. Un rapide nœud accrocha le sac à ma ceinture, ma matraque rejoignit la poche où elle se trouvait auparavant et je me saisissais d’une longue lame aux contours rouillés mais à la pointe lisse et claire.

Mes doigts s’infiltrèrent dans la chevelure épaisse de la petite et d’une torsion j’assurai ma prise tout en effectuant une douloureuse coercition sur ses cervicales. Mon arme se posa contre son flanc droit, juste sous ses côtes et je la tirai vivement vers une petite ruelle… Moins de monde, plus d’obscurité et le risque d’une morte parmi les leurs devraient insuffler à ces brebis assez de crainte pour m’offrir une bonne ouverture. Leur nombre était énorme… Surnaturel… Inadmissible… Du bétail…
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MessageSujet: Re: Hasard? .. (Libre)    Lun 24 Jan - 11:38

La pluie continuait de tomber, mais Amber ne la sentait pas plus qu’avant la scène tragique, voir invraisemblable, qui venait de ce dérouler. La seule différence était, sans doute, la douleur qui brûlait presque chaque membre de son corps légèrement tremblant. Si elle n’avait pas été ''l’actrice'' de cette pièce morbide qui ce déroulait. Peut-être aurait-elle sourit rêveusement, succombant au plaisir de découvrir la tragique fin de l’héroïne. Cependant, du point où elle se trouvait, son esprit divaguait entre passé et présent. Comme si, chaque partit de son âme essayait d’oublier la lame glacé qui attendais patiemment de découper sa chair. Mais le coup fatal ne vint pas, ni le cri, ni les supplications qu’en bonne victime elle aurait du donner à son agresseur. Elle restait impassible, immobile presque inconsciente du danger auquel elle faisait face.

Justement parlant de danger, elle releva lentement la tête pour fixer son agresseur. A qui, elle n’avait pas portée attention durant plusieurs minutes. Mais celui-ci semblait l’ignorer tout autant, elle ce mise à le détailler sans retenue. Il était grand, plutôt vieux, misérablement vêtu, et l’odeur n’était pas terrible non plus. Il avait cet air sauvage, qu’Amber associait à celui d’un lion sur le point d’attaquer. Calme, alerte et imprévisible…qui sait quand il allait bondir pour l’achever. Un scénario dramatique parfait !

Ce n’était pas un film, c’était sa vie. Une vie qui pourrait s’achever si elle ne faisait rien pour ce sortir du pétrin, là où personne ne viendrais la secourir. Ses mains glissèrent avec patience, jusqu'à l’arme que tenait l’homme. Elle restait vide sans expression, ses yeux ne trahissait nulle peur, seule une étincelle illuminait son regard presque ?.. Amusé.

- Vous comptez me tuer où profiter de ce que vous venez de subtilisez pendant que ses encore chaud ?
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MessageSujet: Re: Hasard? .. (Libre)    Mar 25 Jan - 8:51

Je grognais d’un air mauvais, à la manière d’un chien, d’une manière que mon enfance m’avait inculqué. Là où j’étais né, les jeunes étaient confiés aux femmes qui devaient inculquer les préceptes sociaux de leur propre société. Ce n’était qu’après que les hommes leur enseigner le savoir faire. Quant aux savoirs plus élaborés ils étaient inculqués par leur détenteur peu importe leur sexe. Ce grognement venait bien avant tout cela, lorsque les enfants qui savaient à peine parler – parce qu’on trouvait inutile de leur dire quoi que ce soit – interagissaient entre eux. Le grondement équivalait à la menace, une chose dont les enfants semblaient souvent dépourvus dans l’univers que j’avais découvert quelques jours plus tôt. Le leur. Là où la principale menace que les enfants connaissaient était la justice des aînés, où toute faute devait être rapportée pour être punie. Soit par un professeur, soit par un membre de leur famille. Les adultes de sa culture n’avaient rien à faire des querelles d’enfant, il n’en résultait que des bleus et des nez cassés… A quelques incidents près.

La parole, celle à laquelle faisait recours la fille que je tenais, n’était pas de celle que j’employais. On ne parlait pas pour ne rien dire, elle connaissait sa situation. Son sarcasme – élément presque absent des propos de mon peuple – ne m’atteignait pas. Ses mains cherchaient la lame mais elle n’aurait aucune force pour me l’arracher ou en endiguer la course du fait de l’angle que son bras faisait pour lui permettre d’atteindre l’objet. Je me contentai de réaffirmer la prise que j’avais sur ses cheveux, ajoutant en torsion pour rendre la chose plus douloureuse. Je sentais la peau qui tentait de se détacher du crâne et la chevelure qui tentait de quitter l’épiderme. Une bonne mémoire visuelle m’assurait de ne pas trébucher dans la ruelle, un regard tranquille m’informait des intentions de la foule et derrière moi… La liberté. Quant à l’otage, je ne voyais pas ses yeux et je n’avais pas le moindre intérêt pour l’expression qu’elle pouvait bien avoir. La pointe claire de mon arme déformait le tissu qui couvrait sa peau et elle semblait si fragile que ce doux cuir se serait sans doute ouvert avant même que les vêtements ne le soient.

Bientôt je repérais du coin de l’œil un bâtiment qui faisait l’angle d’une autre ruelle qui semblait encore plus sombre et dangereuse – aux yeux des agneaux qui formaient leur civilisation – que celle où je me situais déjà. D’un mouvement rapide j’envoyais le frêle corps de mon bouclier humain dans le verre et le bois qui décoraient une fenêtre, espérant bien la faire traverser, si non au moins la blesser assez pour qu’on s’inquiète de sa santé. Ma force était bien assez suffisante pour cela, je n’observais pas le résultat de ma tentative et m’engager directement dans la ruelle, bien déterminé à perdre tout témoin et ainsi à m’éviter un affrontement avec la milice du coin.
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